Que signifient NM, EX et LP pour une carte Pokémon ?
Dans le référentiel Cardmarket, NM signifie Near Mint, EX Excellent et LP Light Played. Ces libellés décrivent un état de vente et ne permettent pas de prévoir une note PSA. Les défauts de l’exemplaire restent à examiner.
Références pour approfondir : Cardmarket — Card Condition (anglais) · PSA — Grading Standards (anglais)
NM, EX, LP : de quel référentiel parle-t-on ?
Sur Cardmarket, les états sont classés du Mint au Poor. La plateforme rappelle que leur appréciation peut provoquer des désaccords. Elle utilise les repères suivants :
| Abréviation | Libellé |
|---|---|
| M | Mint |
| NM | Near Mint |
| EX | Excellent |
| GD | Good |
| LP | Light Played |
| PL | Played |
| PO | Poor |
Ces mots ne sont pas une échelle universelle commune à toutes les applications. Avant de comparer deux annonces, vérifiez le référentiel utilisé. « Excellent » dans une description libre ne suffit pas à établir que le vendeur applique la définition EX de Cardmarket.
Une méthode simple : faire le tour de la carte
Voici notre ordre de lecture des photos. Il sert à formuler des observations, sans attribuer automatiquement un état commercial.
- Les quatre coins : demandez une image nette de chacun. Notez les points blancs, les arrondis et les marques visibles.
- Les bords : parcourez tout le contour au recto puis au verso. Une vue générale peut laisser un bord dans l’ombre.
- La surface : demandez une prise de vue légèrement inclinée, en complément d’une photo de face. Cherchez les rayures et les marques visibles sous cet angle.
- La structure : recherchez un pli, un enfoncement ou une déchirure. Si une zone reste ambiguë, demandez un gros plan plutôt que de deviner.
Écrivez « point blanc au coin supérieur droit du verso » plutôt que « carte un peu usée ». Ce constat sera beaucoup plus utile pour discuter avec le vendeur. Une pochette rayée peut aussi brouiller la lecture : faites préciser si la marque se trouve sur la protection ou sur la carte.
Un état Near Mint permet-il de prévoir une note PSA ?
Les standards PSA décrivent les critères de leurs propres notes. Le centrage, les coins et les qualités de surface font notamment partie des éléments examinés. Un libellé de vente NM ne permet donc pas de déduire une note PSA.
Notre conseil : achetez une carte non gradée pour ce que vous pouvez en observer et pour ce que vous êtes prêt à payer aujourd’hui. L’expression « potentiel PSA 10 » dans une annonce ne constitue pas un résultat de gradation.
Une carte destinée à remplir une case de classeur et une pièce achetée avec un projet de gradation ne répondent pas forcément aux mêmes priorités. Définir votre objectif avant de chercher évite de payer une exigence qui n’est pas la vôtre.
Choisir l’état qui vous convient vraiment
Pour une collection plaisir, vous pouvez décider d’accepter quelques marques au verso tout en refusant un pli sur l’illustration. Pour une carte que vous souhaitez observer souvent hors de son classeur, la surface peut compter davantage. Ce sont vos préférences, pas une nouvelle échelle de notation.
Avant de lancer une recherche, complétez cette phrase : « J’accepte…, mais je refuse… ». Gardez la même règle pendant vos comparaisons et prévoyez un budget total. Un prix plus bas ne compense pas nécessairement un défaut qui vous gênera à chaque ouverture du classeur.
Le guide des photos à demander vous aide à transformer ces exigences en questions précises.
Passer des photos à une fiche de défauts utile
Au moment de comparer plusieurs exemplaires, le souvenir des images devient vite trompeur. Une carte vous a marqué pour son illustration, une autre pour son prix ; quelques minutes plus tard, vous ne savez plus laquelle avait un coin abîmé. Notre méthode consiste à noter séparément le recto, le verso et ce qui manque aux photos. Une case « non visible » vaut mieux qu’un « aucun défaut » déduit du silence.
Pour le recto, décrivez la zone touchée et la nature de la marque : trait sur la surface, point sur la bordure, trace traversant l’illustration. Pour le verso, précisez les coins concernés. Gardez les observations séparées de votre décision : « coin blanc visible » est un constat ; « acceptable pour mon classeur » est votre préférence.
Vous pourrez ainsi revenir sur une annonce sans repartir de zéro. Si une nouvelle photo arrive, complétez la fiche au lieu de modifier mentalement le souvenir de la première image.
Cas pratique : deux cartes, deux compromis
Exemple fictif, sans prix ni classement officiel. Vous cherchez une carte pour compléter votre classeur. Le premier exemplaire présente quelques marques au verso, mais une illustration qui vous plaît sur les photos disponibles. Le second montre un verso plus propre et une rayure visible sur l’image. Le vendeur décrit pourtant les deux comme étant en « très bon état ».
Votre objectif fait la différence. Si vous refusez les rayures sur l’illustration et acceptez les marques au dos, le premier mérite peut-être une discussion. Demandez alors les vues manquantes avant de conclure. Vous n’avez pas besoin d’inventer une note pour expliquer votre choix : vous appliquez vos critères.
Ne transformez pas cet exemple en règle universelle. Pour une autre carte, une marque peut vous sembler plus gênante. L’essentiel est de nommer le compromis avant de payer, plutôt que de découvrir après réception qu’il ne vous convient pas.
Une carte ancienne bénéficie-t-elle d’une tolérance particulière ?
Dans son guide, Cardmarket précise que l’âge ne change pas les critères d’évaluation de l’état. Une ancienne carte n’est donc pas automatiquement Near Mint parce qu’elle serait « très propre pour son âge ». Cette formule peut exprimer l’enthousiasme du vendeur, mais ne décrit pas les défauts.
Comme acheteur, vous pouvez bien sûr accepter davantage de traces sur une pièce ancienne difficile à trouver. Faites simplement la différence entre votre tolérance personnelle et le libellé d’état utilisé pour vendre la carte. Cela permet de discuter du prix sur une base plus claire.
Pour votre recherche, formulez une priorité concrète : pas de pli, illustration lisible, verso accepté avec marques visibles. Vous pourrez élargir ou resserrer ces exigences sans confondre rareté, ancienneté et conservation.
Questions fréquentes sur l’état des cartes Pokémon
Une carte sortie de booster est-elle forcément parfaite ?
Ne prenez pas cette provenance comme une description suffisante. Demandez à voir l’exemplaire, son centrage, ses coins et ses surfaces. Le récit d’ouverture ne remplace pas l’examen de ce qui sera réellement envoyé.
Peut-on déterminer l’état avec une seule photo ?
Vous pouvez relever certains défauts visibles, mais pas conclure sur les parties absentes. Une photo du recto ne dit rien du verso ; une surface brillante mal éclairée reste difficile à lire. Faites expliciter les inconnues avant de décider.
Une photo très agrandie suffit-elle ?
Un détail isolé perd son contexte. Demandez aussi une vue entière pour situer la marque et vérifier que vous regardez toujours la même carte. Pour préparer ce message, poursuivez avec notre guide des photos d’annonce.
Sources et vérification
Sources primaires consultées le . Les méthodes de comparaison et les listes de questions sont des propositions de la rédaction ; elles ne constituent pas une certification.
Comment ces guides sont préparésLa bonne carte, dans l’état qui vous convient.
Vous savez quels défauts vous acceptez ? Dans CatchYourCard, choisissez votre carte Pokémon et les états qui vous conviennent, puis comparez les annonces retenues et les informations disponibles sur chaque exemplaire.
- Vos états acceptésDéfinissez vos critères avant de regarder les annonces.
- Les détails au même endroitRetrouvez les photos et les observations disponibles.
- Vos pistes à conserverGardez les annonces qui vous intéressent en favoris.
Un compte permet d’enregistrer votre recherche. L’achat se fait sur le site du vendeur ; les observations photo ne certifient pas l’authenticité d’une carte.



